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Nature et évolution de la lithosphère profonde

En Patagonie, au Cénozoïque, des laves alcalines charriant des nodules ultramafiques se sont mises en place à l’est de l’arc andin dans une région s’étendant du nord de l’Argentine (34°S) jusqu’au champ volcanique de Pali Aike à la frontière sud Chili/Argentine (52°S).

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En Patagonie, au Cénozoïque, des laves alcalines charriant des nodules ultramafiques se sont mises en place à l’est de l’arc andin dans une région s’étendant du nord de l’Argentine (34°S) jusqu’au champ volcanique de Pali Aike à la frontière sud Chili/Argentine (52°S). Ces laves ont des caractéristiques géochimiques de basaltes intraplaques (OIB). Au cours d’une campagne récente (Dantas, Vereira Conceicao, été austral 2004) nous avons procédé à un échantillonnage exhaustif de ces enclaves qui sont souvent de type composite. Nos résultats préliminaires montrent que le manteau lithosphérique sous-jacent a connu plusieurs événements métasomatiques : (1) des liquides relativement riches en silice (lié à un contexte de subduction?) qui conduisent à la cristallisation diffuse d’orthopyroxènes dans les péridotites et à la formation de veines d’orthopyroxénites ; (2) des liquides plus alcalins (liés à l’activité d’un point chaud ?) qui corrodent, en particulier, les orthopyroxènes et conduisent à la cristallisation de phases hydratées (phlogopite, amphibole,…). L’étude géochimique de ces échantillons a été initiée dés l’automne 2004 par Céline Dantas dont c’est le sujet de thèse (thèse commencée en février 2004).

La Ligne du Cameroun est définie comme un alignement d’appareils volcaniques et de complexes plutoniques anorogéniques, depuis l’île de Pagalu dans le golfe de Guinée, jusqu’au Tchad, avec des prolongements jusqu’au Tibesti et même en Libye. Cette zone unique au monde qui jouxte les domaines océaniques et continentaux tire son originalité de la disposition des grands massifs volcaniques suivant une direction N30°E. Cette ligne large de près de 100 Km environ s’étire sur près de 1600 Km. Notre étude se concentre sur les caractéristiques pétrologique et géochimique de laves alcalines provenant de certains des grabbens qui jalonnent la ligne du Cameroun (Kumba, Tombel, Noun et Nyos) et des enclaves de manteau qu’elles renferment. Les premiers résultats sur les enclaves montrent que le manteau lithosphérique sousjacent a connu des processus de fusion partielle et au moins un événement métasomatique relié probablement à la circulation de magmas alcalins. Cette étude est le sujet de thèse de M. Teitchou qui doit débuter la rédaction du mémoire fin 2005.

par Georges CEULENEER, Pierre GENTHON, Michel GREGOIRE, Marc MONNEREAU, Anne ORMOND,

Michel RABINOWICZ et Mike TOPLIS.

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Une étude de longue haleine de la répartition des différents types pétrologiques de structures de migration magmatique affleurant dans le manteau d’Oman (un millier d’échantillons analysés à la microsonde et prélevés le long des 400 km de l’ophiolite, en particulier dans le cadre de la thèse de Marie Python) a débouché sur des résultats originaux et solidement établis concernant la genèse et la mise en place des magmas en contexte d’expansion océanique (nature des magmas alimentant la section crustale, mélanges des fractions magmatiques dans le réseau de draînage, tamponnage de la composition des MORBs par les processus de migration, fractionnements profonds, focalisation du magmatisme à l’axe des dorsales, …).

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Les kimberlites sont des roches volcaniques (voir hypovolcaniques) ultrabasiques potassiques qui se rencontrent au niveau des terrains cratoniques anciens. Elles sont subdivisées en deux groupes (Group I and Group II) et sont toutes riches en volatils (CO2: Groupe I and H2O: Groupe II).