On a longtemps cru, et l'idée reste encore ancrée dans le grand public, que l'intérieur de la Terre était le siège d'un "feu central" et qu'il était constitué de matière en fusion qui remontait à la surface lors des éruptions volcaniques.
Si l'on examine un sable fluviatile dans la partie amont du bassin versant d'une zone où affleurent des granites (30 à 50% plagioclases, 5 à 35% FK, 5 à 10% quartz), on constatera paradoxalement que le quartz en est un minéral essentiel. Dans la partie aval du système fluviatile, il peut même être pratiquement seul. C'est l'altération qui est responsable de l'augmentation de la proportion de quartz (minéral résistant) dans les sédiments. En effet, les silicates de haute température (péridots, pyroxènes, plagioclases calciques...) sont vulnérables à l'altération car l'arrangement des tétraèdres de silice est peu organisé (néso- , soro- inosilicates).. Les minéraux de moyenne et basse température (inosilicates à deux chaînes, phyllo- et tectosilicates) sont plus résistants. Les verres, amorphes car figés à très haute température, sont les plus vulnérables. Donc, la vulnérabilité à l'altération des minéraux issus de la cristallisation d'un magma décroît proportionnellement à l'ordre de cristallisation précisé, entre autres, dans les séries réactionnelles de Bowen (autre manière d'exprimer les choses...). Dans le cas du quartz, il faut ajouter le fait que ce minéral possède aussi une bonne résistance aux chocs car il ne se clive pas.
Le dépôt des sédiments a lieu lorsque la vitesse de l'agent de transport diminue ou lorsque cet agent de transport disparaît (fonte de la glace). La granulométrie des particules, la texture des sédiments, la géométrie des dépôts sont d'importants indices sur l'agent de transport, sa vitesse au moment du dépôt, sa direction, etc. Les grains se déposent avec leur face plane parallèle au lit sédimentaire. Ils montrent souvent un phénomène d'imbrication. Les grains allongés sont stables quand leur grand axe est parallèle à la direction du courant.
La Méditerranée, telle que nous la connaissons, est une mer récente, plio-quaternaire, mais qui s'esquisse dès le Miocène. Dans sa structure actuelle, elle est constituée de la juxtaposition de bassins profonds, bien séparés les uns des autres, et de marges continentales faiblement immergées.
La stratigraphie est une discipline des sciences de la Terre qui étudie la succession des différentes couches géologiques ou strates. Son origine est ancienne et est attribuée notamment à Niels Stensen (1638-1686), géologue et évêque danois, dont le nom francisé est Nicolas Sténon. Il en énonça le premier principe, celui de superposition.
La matière cristallisée présente dans sa structure et dans toutes ses propriétés des caractères de symétrie. De manière interne, un cristal, et donc un minéral, est constitué d'un agencement tridimensionnel de particules (atomes, ions, molécules) selon un modèle régulier : le réseau cristallin. La forme régulière externe est une conséquence de l'agencement régulier de ces particules.
Ce bréviaire1 présente l’essentiel des propriétés des gemmes naturelles et synthétiques et de quelques gemmes d’origine organique. Il ne s’agit ni d’un traité ni d’un exposé scientifique mais d’un document de référence auquel des étudiants ou des amateurs éclairés pourront se réf
n. m. [C. Mayer-Eymar, 1864, de Aalen, Allemagne] - Étage aujourd’hui généralement placé au sommet du Jurassique inf. (ère secondaire), mais parfois encore à la base du Jurassique moyen. Selon les auteurs, il est réuni tantôt au Lias, tantôt au Dogger. V. tabl. stratigraphie. adj. aalénien, nne.
n. m. [M. Breuil, 1932, d’Abbeville, Somme, Fr.] (V. tabl. préhistoire) - Ensemble culturel préhistorique du Paléolithique inférieur, autrefois nommé Chelléen, caractérisé par des silex grossièrement taillés en bifaces aux arêtes sinueuses. Parfois considéré comme un faciès ancien de l’Acheuléen (V. fig. A à ce mot). Connu de 1 million d’années ou plus à 300 000 ans env. adj. abbevillien, nne.