roche volcanique basique à structure microlithique, correspondant au gabbro à structure grenue, pauvre en silice. Cette roche est dense (d=2,9) et de couleur noire car elle contient de minéraux sombres pauvres en silice : feldspath calcosodique (plagioclase), mica noir, pyroxène et olivine. Elle est issue de la fusion partielle de péridotites.
argile riche en alumine (plus de 40% d'Al2O3), silice et oxyde de fer. Résulte de la décomposition de roches magmatiques silicatées (syénite, basalte), ou de la décalcification de roches calcaires. Couleur rosé par présence d'hématite) à jaunâtre par présence de goethite.
minéral du groupe des phyllosilicates de système monoclinique, espèce principale du mica noir, contenant du potassium, du magnésium et du fer. Formule : K(MgFeMn)3Si3AlO10-(OH)2. Couleur brun à noir. Un des principaux composants des granites, du gneiss et des micaschistes. Se transforme par altération en chlorite.
La géochimie s'occupe de l'étude de la répartition des éléments chimiques (et de leurs isotopes), et des lois de leur comportement chimique dans les constituants de la Terre et du Système solaire. Elle comporte l'étude des roches et des sédiments qui constituent la Terre solide, les météorites et matériaux extra-terrestres, ainsi que les fluides des océans, des mers, des eaux souterraines et de l'atmosphère. La géochimie s'occupe donc de l'étude du mouvement ou flux des éléments chimiques à travers les solides et fluides de la Terre. En tant que Science, cette branche de la géologie comporte aussi bien un aspect fondamental qu'appliqué. Certains géochimistes étudient les matériaux terrestres pour comprendre le fonctionnement du système Terre et les principes qui régissent ce système. La géochimie a ainsi contribué d'une manière remarquable à la compréhension de divers processus tels que la convection mantellique, la formation des planètes ou l'origine des roches magmatiques telles les granites et basaltes.
Le massif des Eglab appartient au craton ouest africain. Ce craton est limité au Nord par l’Anti-Atlas, à l’Est par la zone mobile panafricaine, à l’ouest par la chaîne panafricaine, calédonienne et hercynienne des Mauritanides. Il est recouvert sur une grande partie de sa surface par les formations sédimentaires d’âge Protérozoïque supérieure et Paléozoïque des bassins de Tindouf au Nord et de Taoudenni, dans sa partie centrale.
On a longtemps cru, et l'idée reste encore ancrée dans le grand public, que l'intérieur de la Terre était le siège d'un "feu central" et qu'il était constitué de matière en fusion qui remontait à la surface lors des éruptions volcaniques.